Voici aujourd'hui le protrait d'un monsieur, que j'aimerais bien rencontrer, qui est pour moi un bel exemple dans ce que l'on peut faire dans le monde du massage.

Bien loin de l'ambiance feutrée et sérieuse des SPAS (ainsi que de leur tarif inabordables!) et d' écoles où l' apprentissage du massage est quelque chose de très compliqué avec ses protocoles et ces techniques, ici Tchouk démontre que tout le monde peut pratiquer le massage de manière simple, efficace et joyeuse sans trop se prendre au sérieux!

Parceque c'est aussi cela le massage une opportunité de créer du lien de manière conviviale et solidaire mais surtout à la portée de toute les bourses!!

C'est donc un modèle d'inspiration car j'aime son énergie, sa simplicité et sa générosité et chez lui tout est gratuit même les formations!! incroyable non?


Des agents Antistress à votre service !

La détente à portée de main… On en rêve tous, surtout en cette période de rentrée. Les Agents Antistress vous l’offrent : dix minutes de massage gratuit. Une parenthèse de bien-être dans notre course perpétuelle après le temps.

20 heures, Place de la Contrescarpe, dans le Vème arrondissement de Paris. La foule commence à affluer dans les restaurants. Une chanteuse de rue fredonne l’air de Gainsbourg « Couleur Café, que j’aime ta couleur café… » A côté d’elle, une dizaine de personnes arborant un badge « Agent Antistress » installe des tabourets sur la place pavée. Les passants descendant la rue Mouffetard ralentissent le pas, et intrigués, déchiffrent la pancarte posée sur un chevalet : « Massages gratuits ». Dix minutes de détente à tous ceux qui s’assoient sur leur tabouret, c’est ce que proposent les membres de l’association « La décontraction à la française ».

« Etre massé, c’est trop bon ! »

Des massages gratuits en pleine rue… C’est l’idée d’un homme : André Choukroun. Aujourd’hui à la retraite, « Tchouk » parle 6 langues, enchaîne encore les sauts périlleux à 65 ans et possède un parcours digne d’un roman. Stewart, journaliste, écrivain, animateur… Tchouk a touché à tout, du théâtre et la chanson, à la vente en passant par la publicité… Et a travaillé aux quatre coins du monde. En 2003, alors qu’il revient de Montréal, il fonde « La décontraction à la française ». « Fin juin 2003, je planchais sur un projet d’animation des rames de métro. Elles sont d’une tristesse impensable ! A force de travailler sur l’ordinateur, j’ai senti que j’avais le dos noué. J’ai demandé à un ami de me masser. Là, j’ai eu comme un flash : beaucoup de gens marchent tordus, ne font pas de gym… Etre massé, c’est trop bon, ils ne pourront pas résister ! ». Dès le dimanche suivant, Tchouk installe son tabouret rue Mouffetard.
Et ça marche ! D’abord méfiants, « timides », face à cette idée étonnante, les passants se montrent vite séduits par cette promesse de bien-être. Il faut dire que Tchouk maîtrise l’art du massage. Marié à une kinésithérapeute pendant 17 ans, il détient le Record du Monde du masseur le plus résistant-40 personnes en 5h27 ! Et peaufine sa technique au fil des rencontres : « Un médecin, le docteur Atoy, m’a enseigné le massage chilien du visage. Et c’est une esthéticienne qui m’a montré le pétrissage du bras…

« L’occasion de créer des liens »

Promenant sur eux ses doigts de magicien, Tchouk offre aux passants bien plus qu’un massage : une rencontre. Ephémère, certes, mais à chaque fois unique. L'occasion pour les passants de s'accorder une pause bien-être. Qui ne représente que 10 minutes dans leur emploi du temps. Ingrid, étudiante en communication et en marketing, pratique le massage de rue depuis un mois à peine : « Paris n’est pas la ville idéale pour aller parler aux gens. C’est l’occasion de créer des liens ». Et également de découvrir ses talents cachés de masseur, de connaître des gens différents ou tout simplement de converser. « Moi je fais ça parce que j’aime le contact avec les gens », raconte Paula, une brésilienne venue à Paris pour apprendre le français. « Après le massage, certaines personnes restent 20 minutes pour parler », s’enthousiasme Tchouk.

 

Brigade Antistress

Devant le succès de son initiative, il décide de partager son savoir-faire : il forme une brigade d’Agents Antistress. Leur but ? Promouvoir la « convivialité citoyenne ». « J’apprends à masser à qui le souhaite. Tout le monde peut venir. Ensuite, les agents sont libres : ils viennent et partent quand ils veulent ». « L’important, c’est de pouvoir aider les gens», estime Sidhu. Indien, Sidhu travaille dans le bâtiment la journée. Sportif, il a appris à se masser et à se relaxer lui-même. Et entend procurer le même soulagement aux autres. « Tous les soirs dès 19 heures, je viens ici, jusqu’à 23 heures. Je fais ça sur mon temps libre ».
Armelle, une habituée, s’installe devant Sidhu. « Fermez les yeux, détendez-vous » lui glisse t-il. Il commence par lui appuyer doucement ses poings le long de sa colonne vertébrale avant de lui masser les épaules, les bras, puis les mains. Il s’attarde ensuite sur sa tête. Un sourire naît sur les lèvres d’Armelle quand il lui ébouriffe les cheveux. Puis c’est au tour des cuisses et des mollets avant de finir sur un massage du visage. Armelle rouvre les yeux. « Je viens tous les soirs, ça fait tellement de bien ! » « Les gens sont très contents. Après, ils dorment mieux et ont moins mal à la tête », se réjouit Sidhu. « Je ne peux pas concevoir de ne pas venir. J’aime rencontrer les gens et surtout les voir heureux », ajoute t-il tout sourire.

« C’est aussi du temps pour moi »

Ouvrant un paquet de gâteaux qu’il distribue à toute sa troupe, Tchouk précise : « C’est beaucoup plus convivial de masser dans la rue. D’ailleurs, ce ne sont pas nos patients mais nos invités ». Un cadre sortant du travail succède sur le tabouret à une dame âgée. A côté, un jeune garçon cède la place à une touriste espagnole. « Les gens hésitent, souvent ils ne prennent pas le temps, ils sont stressés par ce qu’ils ont à faire », déplore Tchouk. « Pourtant, 5 secondes après s’être assis, ils se disent ‘j’ai bien fait de m’asseoir’. Sur le moment ça ramollit, ça détend et après, ça donne de l’énergie. » Posé à côté de chaque masseur, un petit pot accepte les gratifications supplémentaires. « Chacun donne ce qu’il veut et s’il ne donne rien, ce n’est pas grave », explique Tchouk. Et de conclure : « Cette idée m’a plu et plaît aux gens : c’est la plus belle vitamine ! Parfois je me mets derrière les masseurs, je les regarde et je suis content. Et puis masser, c’est aussi du temps pour moi : j’y prends un plaisir total. »

Où les trouver

Pour plus d’informations, http://www.dailymotion.com/Tchouk23

Retrouvez les agents Antistress tous les jours à partir de 18 heures, sauf le lundi, 105 Rue Mouffetard et Place de la Contrescarpe Paris Vème. Des agents sont également en place dans d’autres villes de France (Montpellier, Saint-Etienne, Lyon, Angers…).

 

Source : Psychologie.com

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